Montagne rêvée (Hommage à Léonard de Vinci), installation, calque polyester, 2,50 x 3,20 m, un projecteur à gobo
Actualités
Sylvie de Meurville
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2012-04-22
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Exposition Incarnat 2, Galerie Géo Condé du TGP de Frouard
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Le titre de l’exposition Incarnat vient d’une performance éponyme conçue avec la danseuse Sylvie Mugnier, sur les relations qu’entretiennent le dessin et le corps. http://www.dailymotion.com/video/x7nwrc_incarnat_creation
Cette idée du trait comme lumière révélatrice d’une forme a guidé une série de travaux dont certains sont présentés ici.
Dans la série les Microlithes, le volume crée un dessin par son ombre portée. La pierre, transformée par la lumière, devient un visage. En référence aux mégalithes préhistoriques, dans lesquels j’ai toujours vu des présences humaines, ces toutes petites pierres, qui n’ont rien de naturel puisqu’elles sont sculptées avec précision, révèlent des portraits.
La sculpture murale L’île est un corps-paysage inspiré par une petite sculpture romaine; le drapé qui la ceint devient falaises, et le mur la surface de l’océan.
Dans l’installation Montagne rêvée (Hommage à Léonard), ainsi que dans les autres pièces avec projection, Falaises (à Botticelli) et La chute d’Icare, le bas-relief est un support d’image, un écran déformant. Ces dispositifs font référence à la place de la nature dans certaines peintures de la renaissance, où le fond du tableau s’ouvre, souvent par une fenêtre en ogive, sur un paysage. La nature est séparée de l’humain soit par un mur, dont la percée l’encadre, soit par un traitement pictural différent. Dans plusieurs toiles de Léonard de Vinci notamment , ce paysage presque grisé, étonnamment escarpé (dans “l’enfant Jésus, la vierge et Sainte Anne par exemple), devient un lieu imaginaire, irréel et très décalé de la scène du premier plan.
J’ai tenté de rapprocher ces deux univers, de les fondre; mais ici, c’est l’élément naturel qui prend une matérialité, et l’humain qui s’adapte et épouse sa forme.
La série de dessins Iphigénie décrit aussi un paysage, mais vu en plan. Ce petit territoire est un espace propre aux déambulations mentales. La figure humaine s’y dessine sous forme d’un itinéraire lumineux, semblable aux traces mémorisées par un GPS pendant une randonnée.- Falaises (à Botticelli), 2011, papier calque et résine polyester, diptyque 55 x 70 cm et 50 x 75 cm, 2 projecteurs avec gobos
- Montagne rêvée (Hommage à Léonard de Vinci), installation, calque polyester, 2,50 x 3,20 m, un projecteur à gobo
- La chute d’Icare (à Brueghel et à Matisse), 2012, calque et résine polyester, 40 x 105 cm- Iphigénie, 2011, résine polyester, 40 x 52 cm + 6 dessins épinglés 32 x 45 cm impression sur calque
- La vallée , 2011, calque et résine polyester, 70 x 52 x 25 cm
- Les microlithes, 2005
7 dispositifs, sculptures en silicone, ampoules hallogènes, lentille et fer, transformateur commun
- L’île, 2011, résine polyester, 100 x 50 x 12 cm -
2012-04-17
Aperçu de l’exposition
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2011-11-28
Il paesaggio in transito
24 voyageurs en quête d’île, 24 artistes, écrivains et autres, débarqués en Sicile dans des circonstances très différentes, confient à un livre leurs impressions sur l’île.
Le Grand tour - diapositive et trois voix féminines en cinq actes : l’occasion d’un relevé ferroviaire et identitaire (vidéo 50mn) d’une pensionnaire architecte de la Villa Médicis.
Exposition du 9 décembre au 7 janvier à la Librairie A Balzac A Rodin, 14bis rue de la Grande Chaumière 75005 Paris - ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h
Vernissage le 9 décembre à partir de 18h30






Voyages en Sicile - Sylvie de Meurville Huit exemplaires au format 370 x 240 cm, imprimés sur calque et transparent et contenant deux dessins originaux sur rhodoïd. Couverture en silicone noir.
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Paysages plissés
Paysages pour promenades mentales, ces petits territoires isolés allient la quiétude des étendues glacées et l’envolée des drapés baroques.
En référence aux sculptures du Bernin, où les drapés deviennent des structures abstraites qui conduisent le regard vers le sujet, je recherche dans les lignes de plis des itinéraires visuels.
Ils se dessinent en déployant un papier calque froissé qui est ensuite rigidifié à la résine polyester blanche. Ils préservent ainsi la légèreté et le mouvement d’une peau qui s’envole.
Les petits paysages ainsi créés tentent d’ouvrir une échappée dans l’espace clos de l’atelier, à la manière des peintres de la renaissance qui créaient une fenêtre dans le fond du tableau.
